La goule de minuit
LA GOULE DE MINUIT
Trépignes morne fantôme
sur le trône de ton homme
susurrant spectre qui hante
l’âme en faiblesse inconsciente.
Voyez l’esprit assombri
et de son cœur ses débris
brisés du désirs charnels
de ses amours éternels.
Ô gaule sonnant ses minuits
n’éveillez pas dans l’ennui
de vos lueurs ressurgies
ses vaines léthargies.
Vos silhouettes vaporeuses
promesses d’heures heureuses
frôlent à jamais ses envies
d’un simulacre de vie.
Félonnes serres vermeilles
vous, déchirant son sommeil
faites renaître la scène
des obscurités malsaines.
Ô gaule sonnant ses minuits
le flambeau du remord suit
les cadavres de son âme
de l’oubli sorti en flammes.
Ta danse du souvenir
enténèbre l’avenir
de ces errantes obsessions
ricanant en procession.
Crevez cet œil du passé
passez, quittez, et laissez
le prisonnier de la peine
son boulet et sa chaîne.