oumou salam

My birthday... suite et fin

poésies — Par salam @ 09 juillet, à 23:27
L’ETINCELLE DE VIE
  

La longue main blanche s’approche,

Sa flamme virevoltante de plus en plus proche.

- Qui pour nous a brandi la torche ?

- Qui pour nous a découvert les clefs du porche ?

Nul ne sait.

Mais les feux rieurs commencent à envelopper et à pénétrer, leurs langues avides lèchent le corps allongé.

La manivelle tournée, la mécanique peut fonctionner alors ; alors retentit le grincement lointain des roues usées et le vacarme a réveillé les gardiens des entrées.

Les feux follets s’assemblent en cercle, ils entament un chant de victoire, la danse est terminée, les démons-gardiens accourent mais il est tard, la magie, le mystère a opéré, l’énergie se diffuse et s’empare de ce royaume.

Soudain les yeux s’ouvrent.

Son regard découvre… le monde des hommes !

Le corps frêle s’étire, les mentons bougent, il est l’heure !

Vision étonnante, l’homme est là, il rit, rit et rit.

Alors la porte se referme et maintenant s’étend le long couloir noir rempli de vides et de silences ; la créature s’agenouille, le temps lui est compté !

Le roi libéré gît, ses larmes coulent, ses yeux se vident.

L’être se dresse, enchaîne un pas, un autre, et ceux qui suivent.

La lente marche funeste commence.

Les graves tambours des profondeurs résonnent ! Les secondes !

Boum ! …Boum ! …Boum ! …Boum !

Indéfiniment !      …Boum !  …Boum !

Indéfiniment et perpétuellement ! …Boum ! Boum !

My birthday...

poésies — Par salam @ 09 juillet, à 02:52

 

L’HEURE POSTUME

  

Voici l’heure où l’homme

Vaincu des assauts de la vie ,

Clame dans la nuit son silence.

 

Ce n’est que la somme

des bonheurs à jamais ravis,

Qui l’ont scellé dans l’indolence.

 

O croyant ! entourez-le de vos prières

                                           Cimetière

Ses yeux se déploient en ailleurs

                                     Railleur

                                     Brailleur

                                     Horizons infinis

 

Baladant nos aises aux palais en costumes

Ainsi va l’heure féconde ainsi va l’heure posthume

 

La nuit frappe à la porte

Regrets amères comme escorte

Crains-tu la funèbre cohorte

 

Le destin, ce matin

Par la main se fait câlin

                            Malin !

   



Creer un Blog Signaler un abus sur ce blog