oumou salam

Alexandre

poésies — Par salam @ 02 janvier, à 14:53
 

ESCAPADE

 

Allons ! partons au plus vite.

avant que notre temps s’achève,

fuyons ! il faut qu’on le quitte

tous trouvent leurs forces dans leur éve

 

nos goûts, nos parfums, nos couleurs

mélangeons nos corps, nos âmes

quittons les villes du malheur,

vers le bonheur qui se pâme.

 

Goûtons aux fruits des désirs,

nos envies se répandront.

Alanguis aux jardins des plaisirs,

sans réfléchir, nous n’attendrons.

 

Allons ! cherchons ! au plus vite.

La vie est sans répit, sans trêve.

La compagnie me dépite,

nos apparitions seront brèves.

 

La marche, l’amour est sans fin,

c’est à ce prix, sans soupirs.

Nous ne craindront pas la faim ;

Nous respirerons nos sourires.

 

Nous, ensembles sur la route,

humecteront nos lèvres avides,

sans un mot et sans un doute,

de savoureux baisers placides.

 

Alors, si l’ennui nous évite,

avant que notre temps s’achève,

viendra l’instant où l’on se quitte

sous la dalle et sous la grève.


"APE " ainsi te je vois ...

poésies — Par salam @ 02 janvier, à 14:25
L 'ARLEQUIN
 

Rions ! Rions ! L’amour est un fin farceur.

Et une pirouette ! Et une pirouette ! Bravo.

Un saut périlleux en avant en arrière ! Chapeau.

Voilà un excellent acrobate.

Le voilà qui s’arrête, est-ce la fin de la fête ?

Mais non ! Mais non ! Maintenant il nous joue de sa muse, car c’est aussi un brillant musicien et il nous chante de mélodieuses sérénades quelle joyeuse amusade !

Allegro, allegro, mon ami !

C’est vraiment joli, as-tu déjà fini ?

Attendez, il nous conte une histoire, lui seul a vraiment le savoir.

Ecoutons ces somptueuses fables, comédie ? ironie ?

Chut ! Chut ! Le fringant démarre, il sera trop tard.

Quel humour ! Splendide cet amour.

C'est la fin ? c’est dommage, c’est un courtois et il est affable.

 

Tiens l’arlequin, prends en ton sein ces quelques sous ; tu le mérites bien ; et j’aimerai si je n’abuse te serrer la main.

Merci, c’était réussi, tu es un artiste, tu es loin d’être triste

 

Mais …hein ! Quoi ! Comment ! Je t’attrape la main à ma poche ?

Serais-tu un ruffin ? un voleur ? un mendiant ?

 

Reviens !

Je t’arracherai le gorge, traître ! horreur ! malheur ! tu t’esquives ?

Reviens ! reviens !

Je tordrai tes vertèbres dans un bruit claquant, elles craquelleront lentement, alors ; alors ta charogne puante pourrira au grand jour !

Reviens ! reviens ! reviens !

 

A tous les kenyans

poésies — Par salam @ 02 janvier, à 14:03

BARBARIE

  

Le souffle chaud dont s’exorcise l’idolâtrie

La liesse des corps meurtris battus au cœur rouge

D’horizons à genoux et d’effrois en les cris

Tels se fermentent bouillants poisons en la gouge

  

Selon le galop qui du fer enjoue

Le fil des lames droit tendu d’un élan vengeur

Sangs étals cruautés écarlates bijoux

S’amassent s’affrontent rutilants et rageurs

  

Enfin nos âmes aux torrents de sang en surnage

Vogueront en un flot brumeux d’acres carnages

Lasses isolés surplombant l’effort héroïque

  

Quand du sort radieusement gloire et euphorique

Nos douleurs rugissant les forces enfouies

Surgire sépulcrale la voix inouïe


vive l'Europe !!!

poésies — Par salam @ 31 décembre, à 18:18

 

LES BONNES INTENTIONS

  

Les fenêtres ont claqué dans la chambre de l’assassin, les vitres s’y sont brisés ; le vent l’a tiré du sommeil l’attirant vers l’œil du mur grand ouvert. C’était un de ces matins rayonnants, un de ces matins où l’on sent en soi un frais sourire, une nouvelle naissance ;

Où l’on sent que l’extraordinaire va nous caresser de sa gracieuse main et nous faire accomplir ces grandes choses qui bouleversent une vie.

Suspendu dans les cieux, se balançait un blanc nuage, un nuage qui s’imposait aux trois-quarts du champ de vision humain et où en son coin se dessinait, animée, une main ; une main mais surtout un doigt, l’index qui semblait indiquer un chemin, une voie, un nouveau destin.

Ne connaissez-vous pas l’histoire de ces nuages ? Dont très peu de gens peuvent encore témoigner.

Les esprits défunts des victimes des mauvaises actions se condensent et se concentrent en un gaz, en un nuage de bienveillances et ils indiquent telle une illumination, une nouvelle voie à suivre pour les âmes de ce bas monde.

L’assassin les yeux livides comme hypnotisés, enfile aussi promptement qu’il fut réveillé les sombres effets de ces échappées nocturnes.

Il s’en remet à sa révélation et quitte sur le vif ces appartements, déboulant à grands pas d’assassin la soixantaine d’escaliers de l’immeuble. Apparaissant au grand jour, il envoie virevolter dans les airs le mystère de son couvre chef, son visage rayonnant resplendit ; Soudain tandis qu’il quitte de son pied droit la dernière marche du porche, le blanc nuage disparaît laissant place à d’épaisses nuées noires, le ciel s’obscurcit et le soleil comme pour se cacher les yeux de la funeste seconde qui s’écoule s’enfuit aux nuées.

Les cieux tonnent quand jaillit l’éclair frappant en plein front le clair visage effaré du meurtrier.

Ces débris s’effondre calcinés en fumées, ces émanations rejoignent les cieux lentement absorbés.

Ainsi toi, si au clair matin un nuage te réveille, il serait sage, en dépit des bonnes intentions, de retrouver son sommeil.


L'invitée

poésies — Par salam @ 31 décembre, à 18:03

L’INVITEE 

Du dédale endormi surgit nocturne

Cadence passante et dame en cothurnes

L’ombre d’un lourd drap noir sans un seul pli

D’un mystère en la lame ensevelie

L’humeur impatiente du chaud foyer

Où l’âme enflammée repose choyée

Compose dans des fantasques desseins

Le masque de ses funestes destins

Face en capuce son émule

Son frais visage ne dissimule

S’étalent en blancheur paros d’une peau

Les prémices attendries d’un long repos

Là rayonnante seuls osés regards

N’y pourvoient intenses ses milles égards

Surpris des lisières aux grâces écloses

La bouche au menton étale sa pose

Pourpre en pétales la rose au baiser

Cligne en pourtour ses beautés irisées

Et enfin l’œil immuable albâtre

Immensément mi-clos s’y fige l’âtre

Occlus du feu qui n’accueil ou qui plaque

Pupille ébène ses densités opaques

Bénit j’esquisse sort à ta porte

Saches ennobli accueillir digne ôte

De mon étreinte en mise à nu létale

L’esprit de l’éternel amour glacial


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