oumou salam

Dakar, Marseille, Paris, Abidjan, Bruxelles, Saint-louis ...

poésies — Par salam @ 01 août, à 16:33
  

LA VILLE

  

La ville fange, ses êtres y grouillent,

au fond d’insalubres cachots,

déchirant le sol, ils fouillent

ils ne voient que le faux.

 

Quand se répand l’odeur funeste,

flots brumeux de pourriture,

et que parsemant la peste,

ils vont quêter leur nourriture.

 

Ils tapissent le sol des rues

de leur multitude rampante,

ils se dévorent et se ruent

dans les croisées, dans les pentes.

 

J’entends encore le tic-tic

des griffes accrochant les trottoirs,

mais cette horreur est antique,

je la vois passer tous les soirs.


My birthday... suite et fin

poésies — Par salam @ 09 juillet, à 23:27
L’ETINCELLE DE VIE
  

La longue main blanche s’approche,

Sa flamme virevoltante de plus en plus proche.

- Qui pour nous a brandi la torche ?

- Qui pour nous a découvert les clefs du porche ?

Nul ne sait.

Mais les feux rieurs commencent à envelopper et à pénétrer, leurs langues avides lèchent le corps allongé.

La manivelle tournée, la mécanique peut fonctionner alors ; alors retentit le grincement lointain des roues usées et le vacarme a réveillé les gardiens des entrées.

Les feux follets s’assemblent en cercle, ils entament un chant de victoire, la danse est terminée, les démons-gardiens accourent mais il est tard, la magie, le mystère a opéré, l’énergie se diffuse et s’empare de ce royaume.

Soudain les yeux s’ouvrent.

Son regard découvre… le monde des hommes !

Le corps frêle s’étire, les mentons bougent, il est l’heure !

Vision étonnante, l’homme est là, il rit, rit et rit.

Alors la porte se referme et maintenant s’étend le long couloir noir rempli de vides et de silences ; la créature s’agenouille, le temps lui est compté !

Le roi libéré gît, ses larmes coulent, ses yeux se vident.

L’être se dresse, enchaîne un pas, un autre, et ceux qui suivent.

La lente marche funeste commence.

Les graves tambours des profondeurs résonnent ! Les secondes !

Boum ! …Boum ! …Boum ! …Boum !

Indéfiniment !      …Boum !  …Boum !

Indéfiniment et perpétuellement ! …Boum ! Boum !

My birthday...

poésies — Par salam @ 09 juillet, à 02:52

 

L’HEURE POSTUME

  

Voici l’heure où l’homme

Vaincu des assauts de la vie ,

Clame dans la nuit son silence.

 

Ce n’est que la somme

des bonheurs à jamais ravis,

Qui l’ont scellé dans l’indolence.

 

O croyant ! entourez-le de vos prières

                                           Cimetière

Ses yeux se déploient en ailleurs

                                     Railleur

                                     Brailleur

                                     Horizons infinis

 

Baladant nos aises aux palais en costumes

Ainsi va l’heure féconde ainsi va l’heure posthume

 

La nuit frappe à la porte

Regrets amères comme escorte

Crains-tu la funèbre cohorte

 

Le destin, ce matin

Par la main se fait câlin

                            Malin !

   


Feu

poésies — Par salam @ 06 juillet, à 21:06

FEU

  

Eclore en chœur à s’enfuir

dès lors le sortilège

autant que braise ne luire

la fleur des âmes en manège.

 

Prompts en la foi des genèses

les sylphes qu’un jeu fiance

du feu naissant à son aise

dédient fiévreux la romance.

 

Pareils au flux des scorpions

les corps en volutes s’enflent

cambrés aux fauves passions.

 

Selon que vire le souffle

d’haleines moites ou glaciales

s’efface noce nuptiale.


La goule de minuit

poésies — Par salam @ 21 juin, à 19:43

LA GOULE DE MINUIT

 

Trépignes morne fantôme

sur le trône de ton homme 

susurrant spectre qui hante

l’âme en faiblesse inconsciente.

Voyez l’esprit assombri

et de son cœur ses débris 

brisés du désirs charnels

de ses amours éternels.

Ô gaule sonnant ses minuits

n’éveillez pas dans l’ennui

de vos lueurs ressurgies

ses vaines léthargies.

Vos silhouettes vaporeuses

promesses d’heures heureuses

frôlent à jamais ses envies

d’un simulacre de vie.

Félonnes serres vermeilles

vous, déchirant son sommeil

faites renaître la scène

des obscurités malsaines.

 

 

Ô gaule sonnant ses minuits 

le flambeau du remord suit

les cadavres de son âme

de l’oubli sorti en flammes.

 

 

Ta danse du souvenir

enténèbre l’avenir

de ces errantes obsessions

ricanant en procession.

Crevez cet œil du passé 

passez, quittez, et laissez 

le prisonnier de la peine

son boulet et sa chaîne.


Ma colère

poésies — Par salam @ 21 juin, à 19:07

Tout cela pour une pomme

   

Ils aiment la pomme                                       tu aimes la pomme ?

  qu’ils la mangent mais tout seul              Croque-la !   Tout seul !

                traîtresse      pécheresse       brûlée       violée             

                             Gaïa     je porte mon fardeau

 

    Fille de mon père        épouse de mon mari       mère de mon fils

    

Qui suis-je ?              rien du tout           tout pour rien

   chante et pleure  Verte      chante et pleure  Sexe      mystère je suis

                                                                                             Mystère

 

Et tu as peur                                    

                  Pouvoir et faiblesse

 

Ha ! Ha ! Ha !

       tu as peur, hein !                    je suis

                                                                    suie

                                                                                 sue

                                avoue !  tu as peur                           Ha ! Ha !

    

                    Fantasmes et craintes

 

Tu me veux docile et fertile

            et tourne, et tourne

                               Tourbillon            Tonnerre

               et gronde, gronde, gronde

           et tempête                  et tourment

                                   tu as peur             dis !      tu as peur !

    

Et moi sur le sable chaud

Gaïa , je porte ton fardeau

ton fardeau pour une pomme

je porte ta colère

mais ne suis je pas ta chaire

pour une pomme…

que je n’ai même pas aimé !

 

 


Pour khadee, mélodie de mon coeur

poésies — Par salam @ 06 juin, à 02:56

TZIGANE

  

Seule au vent l’âme survit

Et l’aile au vide en son vol

L’air ne se ride aux paroles

De la voix qui ne sévit

  

Sans le violon ne soupire

Sous voile grisant le sol

Qu’un souffle aride au vieux saule

Sans flux reflux qui chavire

  

Selon le col et fuseau

Se vagabonde l’oiseau

De musique qu’il délire

  

Un rossignol qu’il exile

Aux cieux bariolés hostiles

La nuit où le son s’étire


A toi jeune maître ...10 ans ...

poésies — Par salam @ 30 avril, à 02:45

PRINTEMPS

  

Ivre du rayon doux ondoyant mon ailleurs

S’effondrent ultimes épars de leur pâmoison

Les faux songes mourant noyés en l’œil rieur

Aux relents blêmes chaleurs versés à foison

  

Car l’instant flou s’évente en la volupté calme

D’hymnes mauves au printemps voletés en les flûtes

Quand surgit en son ombre rampant sous la palme

L’amour en mauvaises herbes luxure les luttes

  

Egosillées venues quêtant suivant sa trace

Les foules criardes s’en vont foulant les grâces

Pour fleurs tombales au futur sentiment secret

  

Quand bavant joies jaunissantes oubli que je souhaite

Si fier en m’y renaître mince anachorète

De s’en aller fuir aux solitudes sacrées


Soukeyna ...

poésies — Par salam @ 04 mars, à 22:06

NEIGE    

Naissent obscurités soupçonnes

Qu’un rayon ne se faufile

Celer l’esprit indocile

Soleil et son bleu aphones

  

Presses dentelles rideaux

Confesses flocons graciles

Fourmillant freinés parfiles

Doux le poème en né tôt

  

Sais-je condensant je rallie

Rassemblés en blancs de nonnes

Floculant d’y donner vie

  

Que de s’immaculer vierge

Ressemble en fondant personne

Pèse un bonhomme de neige 


A Tariq Ramadan, il est 4h48 mn du matin, je viens de finir d'écouter une de tes conférences sur CD et alors ...

poésies — Par salam @ 06 février, à 06:39

TARIQ 

A même au flanc de caverne

Subtil mélange où fulgure

L’émanation qui hiverne

Au temps passé temps futur

  

Vrais poètes ô sanctuaire

Que s’ils ne suent pas la cire

D’épais mystère un suaire

S’oxyde à se découvrir

  

Si loin les gorges profondes

De voix masquées se sont tues

Se renaître aux gouttes d’onde

  

Qu’au temps fuit sourdrent battues

En rythmes brisés où vibre

Une éternelle clepsydre


A mon très cher ami Hady Ba, qui grandit et murit avec talent ...

poésies — Par salam @ 31 janvier, à 23:06

CARAFE

  

Initialement qu’une clef promesse

Sur seules ces paillettes et vigie rance

Poussières du temps impatient l’errance

Que dorment les buées givrent et oppressent

  

Suffoquant savamment de clarifier

Antérieur par l’anse ouïr subodore

Qu’encor loin la carafe se colore

Des échos résonnants non édifiés

  

Translucide aux radiances décantées

Ne croule rompre qu’un songe écarlate

Et que pourpre d’un cristal elle éclate

  

Corrompu volupté l’écho hanté

Clair gemme d’orient émeraude et jade

Comme n’y verse une ultime rasade

 

A mon président, Abdoulaye Wade

poésies — Par salam @ 09 janvier, à 23:59

CLOWN

  

Fanfreluche ! tel tu halas

agité le ton ton grelot

sur ce salut aux foules là

jubilante et si rigolo

 

d’une chute tu n’immolas

que mal sous ton fard tes sanglots.

Agile tu n’alarmes un glas

une île larme noire un lot.

 

Exil ! si ce peut la baguette

ou se rompe un rêve en trompette

d’esquisser le rire à deux mains

 

des ignorants que de ton front

roule œil nouveau boule et dos rond

mimant le drame antique humain.

 

A maman

poésies — Par salam @ 05 janvier, à 08:19

 

Mère

  

La vie m’oblige à m’expatrier

sur un bateau chevauchant les flots

capricieux de la mer vers d’autres contrées

en quête du beau, cap sur le nouveau.

 

Mais les humeurs de la mer m’infligent

de telles blessures, que tôt je me lasse

des tempêtes, des marées, de la houle et son vertige

j’implore aux cieux le calme de la mer basse.

 

L’attente est longue, alors je reviens

sur mon île déserte sacrée, là où les peurs

disparaissent, où les mots et mensonges sont vains

loin du mal, loin du froid, loin des pleurs.

 

Là où coule ses torrents, a jailli mon sang

là où son vent me berce de chaudes paroles

là où l’eau est si pure, et le temps si lent

un paradis multicolore où l’amour vole

 

Mais ne cherchez pas sur les cartes

personne ne la connaîtra

son courage et sa force vous écartent

personne ne l’atteindra.

 

Car cette terre est ma chaire

et cette chaire est ma mère.


Elles

poésies — Par salam @ 04 janvier, à 23:35
 

UNE  JEUNE  INGENUE

 

 

Il est de ces jeunes filles charnellement délicates, qui aux doigts, se laissent pousser les ongles longs ;

De ces jeunes filles, innocemment ingénues, qui se les fardent de teint vermillon, ces précieuses se mirent au miroir des vérités.

Sourires, admirations, soudain un soupir !

Jonché en plein milieu du front, s’élève un volcan en pleine irruption d’un épais liquide jaunâtre, une pustule se dresse haut et fier, sournoisement elle sourit, elle se moque, elle rit de sa putride entrée en scène, plutôt malsaine qu’accueilli.

La jeune fille s’enrage de ce purulent spectacle, elle extirpe de ces ongles bestiaux, d’une félinité insoupçonnable l’éjaculât crémeux du furoncle mouvant, elle s’efforce de ces ongles jusqu'à la vue de son sang, la jeune fille se rassure, se ressaisi, se soigne.

Elle reteint ses ongles longs du joli teint vermillon, elle se mire au miroir des vérités

Sourires, admirations, délicatement charnel de son candide sourire.

 


Splendeurs de la guerre

poésies — Par salam @ 04 janvier, à 22:48
 
SPLENDEURS DE LA GUERRE
 

Splendeurs de la guerre,

où chaque crépuscule teinte sa robe étendard,

aux bains pourpre du sang des misères.

 

Splendeurs de la guerre,

dans les plaintes aigres des gémissants sous ton dard,

s’endorment, au loin tes plats déserts.

 

Splendeurs de la guerre,

berce les soldats de la symphonie du vacarme,

perce-les des cris de l’orage.

 

Splendeurs de la guerre,

aux abris se recueillent, dans le sang, dans les larmes,

les seuls rescapés de ta rage.

 

Splendeurs de la guerre,

sous tes amas miasmatiques pourri la jeunesse,

suintant de leurs corps la tripaille.

 

Splendeurs de la guerre,

tes chasseurs d’hommes, tes tourments assoiffés d’angoisses,

rodent autour les frêles âmes.

 

Splendeurs de la guerre,

tes rats, tes barbares, tes lentes vipères croissent,

leurs grands appétits te réclament.

 

Splendeurs de la guerre,

la bave sur les cros, ils flairent sans scrupule,

la curée épargnée en bordure.

 

Splendeurs de la guerre,

entends donc l’orphelin, la veuve, le père,

entends donc ces cœurs, ces pleurs.

 

Splendeurs de la guerre,

entends ces peuples qui désespèrent,

attendant le retour des leurs.

 

Splendeurs de la guerre,

il semble que tes affaires n’intéressent les cieux, 

ils connaissent tous ces oracles.

 

Splendeurs de la guerre,

il semble que tes affaires n’intéressent les dieux, 

ils jouissent de ce spectacle.



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