oumou salam

A mon très cher ami Hady Ba, qui grandit et murit avec talent ...

poésies — Par salam @ 31 janvier, à 23:06

CARAFE

  

Initialement qu’une clef promesse

Sur seules ces paillettes et vigie rance

Poussières du temps impatient l’errance

Que dorment les buées givrent et oppressent

  

Suffoquant savamment de clarifier

Antérieur par l’anse ouïr subodore

Qu’encor loin la carafe se colore

Des échos résonnants non édifiés

  

Translucide aux radiances décantées

Ne croule rompre qu’un songe écarlate

Et que pourpre d’un cristal elle éclate

  

Corrompu volupté l’écho hanté

Clair gemme d’orient émeraude et jade

Comme n’y verse une ultime rasade

 

A mon président, Abdoulaye Wade

poésies — Par salam @ 09 janvier, à 23:59

CLOWN

  

Fanfreluche ! tel tu halas

agité le ton ton grelot

sur ce salut aux foules là

jubilante et si rigolo

 

d’une chute tu n’immolas

que mal sous ton fard tes sanglots.

Agile tu n’alarmes un glas

une île larme noire un lot.

 

Exil ! si ce peut la baguette

ou se rompe un rêve en trompette

d’esquisser le rire à deux mains

 

des ignorants que de ton front

roule œil nouveau boule et dos rond

mimant le drame antique humain.

 

A maman

poésies — Par salam @ 05 janvier, à 08:19

 

Mère

  

La vie m’oblige à m’expatrier

sur un bateau chevauchant les flots

capricieux de la mer vers d’autres contrées

en quête du beau, cap sur le nouveau.

 

Mais les humeurs de la mer m’infligent

de telles blessures, que tôt je me lasse

des tempêtes, des marées, de la houle et son vertige

j’implore aux cieux le calme de la mer basse.

 

L’attente est longue, alors je reviens

sur mon île déserte sacrée, là où les peurs

disparaissent, où les mots et mensonges sont vains

loin du mal, loin du froid, loin des pleurs.

 

Là où coule ses torrents, a jailli mon sang

là où son vent me berce de chaudes paroles

là où l’eau est si pure, et le temps si lent

un paradis multicolore où l’amour vole

 

Mais ne cherchez pas sur les cartes

personne ne la connaîtra

son courage et sa force vous écartent

personne ne l’atteindra.

 

Car cette terre est ma chaire

et cette chaire est ma mère.


Elles

poésies — Par salam @ 04 janvier, à 23:35
 

UNE  JEUNE  INGENUE

 

 

Il est de ces jeunes filles charnellement délicates, qui aux doigts, se laissent pousser les ongles longs ;

De ces jeunes filles, innocemment ingénues, qui se les fardent de teint vermillon, ces précieuses se mirent au miroir des vérités.

Sourires, admirations, soudain un soupir !

Jonché en plein milieu du front, s’élève un volcan en pleine irruption d’un épais liquide jaunâtre, une pustule se dresse haut et fier, sournoisement elle sourit, elle se moque, elle rit de sa putride entrée en scène, plutôt malsaine qu’accueilli.

La jeune fille s’enrage de ce purulent spectacle, elle extirpe de ces ongles bestiaux, d’une félinité insoupçonnable l’éjaculât crémeux du furoncle mouvant, elle s’efforce de ces ongles jusqu'à la vue de son sang, la jeune fille se rassure, se ressaisi, se soigne.

Elle reteint ses ongles longs du joli teint vermillon, elle se mire au miroir des vérités

Sourires, admirations, délicatement charnel de son candide sourire.

 


Splendeurs de la guerre

poésies — Par salam @ 04 janvier, à 22:48
 
SPLENDEURS DE LA GUERRE
 

Splendeurs de la guerre,

où chaque crépuscule teinte sa robe étendard,

aux bains pourpre du sang des misères.

 

Splendeurs de la guerre,

dans les plaintes aigres des gémissants sous ton dard,

s’endorment, au loin tes plats déserts.

 

Splendeurs de la guerre,

berce les soldats de la symphonie du vacarme,

perce-les des cris de l’orage.

 

Splendeurs de la guerre,

aux abris se recueillent, dans le sang, dans les larmes,

les seuls rescapés de ta rage.

 

Splendeurs de la guerre,

sous tes amas miasmatiques pourri la jeunesse,

suintant de leurs corps la tripaille.

 

Splendeurs de la guerre,

tes chasseurs d’hommes, tes tourments assoiffés d’angoisses,

rodent autour les frêles âmes.

 

Splendeurs de la guerre,

tes rats, tes barbares, tes lentes vipères croissent,

leurs grands appétits te réclament.

 

Splendeurs de la guerre,

la bave sur les cros, ils flairent sans scrupule,

la curée épargnée en bordure.

 

Splendeurs de la guerre,

entends donc l’orphelin, la veuve, le père,

entends donc ces cœurs, ces pleurs.

 

Splendeurs de la guerre,

entends ces peuples qui désespèrent,

attendant le retour des leurs.

 

Splendeurs de la guerre,

il semble que tes affaires n’intéressent les cieux, 

ils connaissent tous ces oracles.

 

Splendeurs de la guerre,

il semble que tes affaires n’intéressent les dieux, 

ils jouissent de ce spectacle.


Alexandre

poésies — Par salam @ 02 janvier, à 14:53
 

ESCAPADE

 

Allons ! partons au plus vite.

avant que notre temps s’achève,

fuyons ! il faut qu’on le quitte

tous trouvent leurs forces dans leur éve

 

nos goûts, nos parfums, nos couleurs

mélangeons nos corps, nos âmes

quittons les villes du malheur,

vers le bonheur qui se pâme.

 

Goûtons aux fruits des désirs,

nos envies se répandront.

Alanguis aux jardins des plaisirs,

sans réfléchir, nous n’attendrons.

 

Allons ! cherchons ! au plus vite.

La vie est sans répit, sans trêve.

La compagnie me dépite,

nos apparitions seront brèves.

 

La marche, l’amour est sans fin,

c’est à ce prix, sans soupirs.

Nous ne craindront pas la faim ;

Nous respirerons nos sourires.

 

Nous, ensembles sur la route,

humecteront nos lèvres avides,

sans un mot et sans un doute,

de savoureux baisers placides.

 

Alors, si l’ennui nous évite,

avant que notre temps s’achève,

viendra l’instant où l’on se quitte

sous la dalle et sous la grève.


"APE " ainsi te je vois ...

poésies — Par salam @ 02 janvier, à 14:25
L 'ARLEQUIN
 

Rions ! Rions ! L’amour est un fin farceur.

Et une pirouette ! Et une pirouette ! Bravo.

Un saut périlleux en avant en arrière ! Chapeau.

Voilà un excellent acrobate.

Le voilà qui s’arrête, est-ce la fin de la fête ?

Mais non ! Mais non ! Maintenant il nous joue de sa muse, car c’est aussi un brillant musicien et il nous chante de mélodieuses sérénades quelle joyeuse amusade !

Allegro, allegro, mon ami !

C’est vraiment joli, as-tu déjà fini ?

Attendez, il nous conte une histoire, lui seul a vraiment le savoir.

Ecoutons ces somptueuses fables, comédie ? ironie ?

Chut ! Chut ! Le fringant démarre, il sera trop tard.

Quel humour ! Splendide cet amour.

C'est la fin ? c’est dommage, c’est un courtois et il est affable.

 

Tiens l’arlequin, prends en ton sein ces quelques sous ; tu le mérites bien ; et j’aimerai si je n’abuse te serrer la main.

Merci, c’était réussi, tu es un artiste, tu es loin d’être triste

 

Mais …hein ! Quoi ! Comment ! Je t’attrape la main à ma poche ?

Serais-tu un ruffin ? un voleur ? un mendiant ?

 

Reviens !

Je t’arracherai le gorge, traître ! horreur ! malheur ! tu t’esquives ?

Reviens ! reviens !

Je tordrai tes vertèbres dans un bruit claquant, elles craquelleront lentement, alors ; alors ta charogne puante pourrira au grand jour !

Reviens ! reviens ! reviens !

 

A tous les kenyans

poésies — Par salam @ 02 janvier, à 14:03

BARBARIE

  

Le souffle chaud dont s’exorcise l’idolâtrie

La liesse des corps meurtris battus au cœur rouge

D’horizons à genoux et d’effrois en les cris

Tels se fermentent bouillants poisons en la gouge

  

Selon le galop qui du fer enjoue

Le fil des lames droit tendu d’un élan vengeur

Sangs étals cruautés écarlates bijoux

S’amassent s’affrontent rutilants et rageurs

  

Enfin nos âmes aux torrents de sang en surnage

Vogueront en un flot brumeux d’acres carnages

Lasses isolés surplombant l’effort héroïque

  

Quand du sort radieusement gloire et euphorique

Nos douleurs rugissant les forces enfouies

Surgire sépulcrale la voix inouïe


vive l'Europe !!!

poésies — Par salam @ 31 décembre, à 18:18

 

LES BONNES INTENTIONS

  

Les fenêtres ont claqué dans la chambre de l’assassin, les vitres s’y sont brisés ; le vent l’a tiré du sommeil l’attirant vers l’œil du mur grand ouvert. C’était un de ces matins rayonnants, un de ces matins où l’on sent en soi un frais sourire, une nouvelle naissance ;

Où l’on sent que l’extraordinaire va nous caresser de sa gracieuse main et nous faire accomplir ces grandes choses qui bouleversent une vie.

Suspendu dans les cieux, se balançait un blanc nuage, un nuage qui s’imposait aux trois-quarts du champ de vision humain et où en son coin se dessinait, animée, une main ; une main mais surtout un doigt, l’index qui semblait indiquer un chemin, une voie, un nouveau destin.

Ne connaissez-vous pas l’histoire de ces nuages ? Dont très peu de gens peuvent encore témoigner.

Les esprits défunts des victimes des mauvaises actions se condensent et se concentrent en un gaz, en un nuage de bienveillances et ils indiquent telle une illumination, une nouvelle voie à suivre pour les âmes de ce bas monde.

L’assassin les yeux livides comme hypnotisés, enfile aussi promptement qu’il fut réveillé les sombres effets de ces échappées nocturnes.

Il s’en remet à sa révélation et quitte sur le vif ces appartements, déboulant à grands pas d’assassin la soixantaine d’escaliers de l’immeuble. Apparaissant au grand jour, il envoie virevolter dans les airs le mystère de son couvre chef, son visage rayonnant resplendit ; Soudain tandis qu’il quitte de son pied droit la dernière marche du porche, le blanc nuage disparaît laissant place à d’épaisses nuées noires, le ciel s’obscurcit et le soleil comme pour se cacher les yeux de la funeste seconde qui s’écoule s’enfuit aux nuées.

Les cieux tonnent quand jaillit l’éclair frappant en plein front le clair visage effaré du meurtrier.

Ces débris s’effondre calcinés en fumées, ces émanations rejoignent les cieux lentement absorbés.

Ainsi toi, si au clair matin un nuage te réveille, il serait sage, en dépit des bonnes intentions, de retrouver son sommeil.


L'invitée

poésies — Par salam @ 31 décembre, à 18:03

L’INVITEE 

Du dédale endormi surgit nocturne

Cadence passante et dame en cothurnes

L’ombre d’un lourd drap noir sans un seul pli

D’un mystère en la lame ensevelie

L’humeur impatiente du chaud foyer

Où l’âme enflammée repose choyée

Compose dans des fantasques desseins

Le masque de ses funestes destins

Face en capuce son émule

Son frais visage ne dissimule

S’étalent en blancheur paros d’une peau

Les prémices attendries d’un long repos

Là rayonnante seuls osés regards

N’y pourvoient intenses ses milles égards

Surpris des lisières aux grâces écloses

La bouche au menton étale sa pose

Pourpre en pétales la rose au baiser

Cligne en pourtour ses beautés irisées

Et enfin l’œil immuable albâtre

Immensément mi-clos s’y fige l’âtre

Occlus du feu qui n’accueil ou qui plaque

Pupille ébène ses densités opaques

Bénit j’esquisse sort à ta porte

Saches ennobli accueillir digne ôte

De mon étreinte en mise à nu létale

L’esprit de l’éternel amour glacial


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