Splendeurs de la guerre
SPLENDEURS DE LA GUERRE
Splendeurs de la guerre,
où chaque crépuscule teinte sa robe étendard,
aux bains pourpre du sang des misères.
Splendeurs de la guerre,
dans les plaintes aigres des gémissants sous ton dard,
s’endorment, au loin tes plats déserts.
Splendeurs de la guerre,
berce les soldats de la symphonie du vacarme,
perce-les des cris de l’orage.
Splendeurs de la guerre,
aux abris se recueillent, dans le sang, dans les larmes,
les seuls rescapés de ta rage.
Splendeurs de la guerre,
sous tes amas miasmatiques pourri la jeunesse,
suintant de leurs corps la tripaille.
Splendeurs de la guerre,
tes chasseurs d’hommes, tes tourments assoiffés d’angoisses,
rodent autour les frêles âmes.
Splendeurs de la guerre,
tes rats, tes barbares, tes lentes vipères croissent,
leurs grands appétits te réclament.
Splendeurs de la guerre,
la bave sur les cros, ils flairent sans scrupule,
la curée épargnée en bordure.
Splendeurs de la guerre,
entends donc l’orphelin, la veuve, le père,
entends donc ces cœurs, ces pleurs.
Splendeurs de la guerre,
entends ces peuples qui désespèrent,
attendant le retour des leurs.
Splendeurs de la guerre,
il semble que tes affaires n’intéressent les cieux,
ils connaissent tous ces oracles.
Splendeurs de la guerre,
il semble que tes affaires n’intéressent les dieux,
ils jouissent de ce spectacle.
SPLENDEURS DE LA GUERRE
Splendeurs de la guerre,
où chaque crépuscule teinte sa robe étendard,
aux bains pourpre du sang des misères.
Splendeurs de la guerre,
dans les plaintes aigres des gémissants sous ton dard,
s’endorment, au loin tes plats déserts.
Splendeurs de la guerre,
berce les soldats de la symphonie du vacarme,
perce-les des cris de l’orage.
Splendeurs de la guerre,
aux abris se recueillent, dans le sang, dans les larmes,
les seuls rescapés de ta rage.
Splendeurs de la guerre,
sous tes amas miasmatiques pourri la jeunesse,
suintant de leurs corps la tripaille.
Splendeurs de la guerre,
tes chasseurs d’hommes, tes tourments assoiffés d’angoisses,
rodent autour les frêles âmes.
Splendeurs de la guerre,
tes rats, tes barbares, tes lentes vipères croissent,
leurs grands appétits te réclament.
Splendeurs de la guerre,
la bave sur les cros, ils flairent sans scrupule,
la curée épargnée en bordure.
Splendeurs de la guerre,
entends donc l’orphelin, la veuve, le père,
entends donc ces cœurs, ces pleurs.
Splendeurs de la guerre,
entends ces peuples qui désespèrent,
attendant le retour des leurs.
Splendeurs de la guerre,
il semble que tes affaires n’intéressent les cieux,
ils connaissent tous ces oracles.
Splendeurs de la guerre,
il semble que tes affaires n’intéressent les dieux,
ils jouissent de ce spectacle.
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