A maman
Mère
La vie m’oblige à m’expatrier
sur un bateau chevauchant les flots
capricieux de la mer vers d’autres contrées
en quête du beau, cap sur le nouveau.
Mais les humeurs de la mer m’infligent
de telles blessures, que tôt je me lasse
des tempêtes, des marées, de la houle et son vertige
j’implore aux cieux le calme de la mer basse.
L’attente est longue, alors je reviens
sur mon île déserte sacrée, là où les peurs
disparaissent, où les mots et mensonges sont vains
loin du mal, loin du froid, loin des pleurs.
Là où coule ses torrents, a jailli mon sang
là où son vent me berce de chaudes paroles
là où l’eau est si pure, et le temps si lent
un paradis multicolore où l’amour vole
Mais ne cherchez pas sur les cartes
personne ne la connaîtra
son courage et sa force vous écartent
personne ne l’atteindra.
Car cette terre est ma chaire
et cette chaire est ma mère.
Commentaires
Commenter
(*) Ces champs sont obligatoires.