oumou salam

05 jan, 2008

A maman

poésies — Par salam @ 05 janvier, à 08:19

 

Mère

  

La vie m’oblige à m’expatrier

sur un bateau chevauchant les flots

capricieux de la mer vers d’autres contrées

en quête du beau, cap sur le nouveau.

 

Mais les humeurs de la mer m’infligent

de telles blessures, que tôt je me lasse

des tempêtes, des marées, de la houle et son vertige

j’implore aux cieux le calme de la mer basse.

 

L’attente est longue, alors je reviens

sur mon île déserte sacrée, là où les peurs

disparaissent, où les mots et mensonges sont vains

loin du mal, loin du froid, loin des pleurs.

 

Là où coule ses torrents, a jailli mon sang

là où son vent me berce de chaudes paroles

là où l’eau est si pure, et le temps si lent

un paradis multicolore où l’amour vole

 

Mais ne cherchez pas sur les cartes

personne ne la connaîtra

son courage et sa force vous écartent

personne ne l’atteindra.

 

Car cette terre est ma chaire

et cette chaire est ma mère.


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